
Je sais, je devais vous parler des courses au supermarché mais, désolée, les mots ne viennent pas. A la place, je vous fais partager ma découverte du jour, ce séjour en Inde me fait l'effet d'une véritable cure de jouvence. Mieux que le botox, plus efficace que les injections à l’acide hyaluronique (si, si, ça existe), les soupes detox ou la méditation transcendentale, le secret c'est : rompre avec la monotonie de sa vie. Ici, depuis trois semaines, je fais des choses que je ne me serais plus cru capable de faire et je vis des toutes premières fois à la pelle. Prenez hier, je me suis retrouvée dans un quartier populaire et particulièrement animé, au milieu d'une manif d'étudiants (si vous voulez savoir pourquoi,
elle en parle mieux que moi) et j'ai sorti mon Nikon de poche pour shooter comme si je flairais le scoop du siècle (dans chaque communicant, il y a un journaliste qui sommeille...). Plus tard, G. est venue me chercher en scooter (!) et nous avons fendu la foule pour foncer vers le General Bazar. G. a l'âge de mon fils, j'ai donc celui d'être sa mère, mais je vous assure qu'elle et moi sur notre deux-roues, c'était mieux qu'une pub du Comptoir des Cotonniers. Elle m'a entraînée dans une veritable caverne d'Ali Baba, quatre étages de tissus de rêve où elle achète des coupons de coton et de soie pour se faire confectionner sari et
shalwar kameez, ces très pratiques et élégants ensembles pantalons, tunique trois-quart et étole (
dupatta). Je m'en suis acheté un, tout blanc, avec des broderies et petits miroirs sur le décolleté,
so chic ! Je vais le mettre demain soir pour la soirée blanche organisée par l'association d'expats. Pour l'occasion, je suis allée chez le coiffeur ce matin, deux heures (!) aux mains de Sai, un joli garçon comme ils le sont souvent ici, formé chez L'Oréal. Une demie-heure rien qu'au shampooing dont la moitié de massage crânien, le rêve... Et comme on est malgré tout rentré dans la période de l'Avent (je ne parle pas du temps qu'il fait ici, eu égard à ce que vous vivez...), mercredi soir, je suis allée écouter des chants de Noël. Une chorale d'Indiens parsemée de quelques occidentaux, les femmes en saris, les hommes en
sherwani assortis, mettant toute la ferveur de leur Foi à entonner "Silent Night" ou "Joy to the World", j'en avais des frissons dans le dos. Vraiment, chéri, je me sens rajeunir !