Mon intention était d'évoquer les tracasseries administratives dont ont été victimes ces derniers jours deux de mes amies. La bureaucratie Indienne, tout le monde vous le dira, est une sorte de monstre aux multiples bras un peu à l'image de ces représentations de Shiva ou Ganesh sur les temples. Lilie est coincée au Sri Lanka, son retour en Inde est compromis pour un problème de visa, et en gros, elle a le choix entre la peste et le choléra ce qu'elle explique très bien là. Agnès était venue pour son travail à Delhi et elle et son mari en avaient profité pour passer quelques jours chez nous. Son retour a été un mauvais remake d'un jour sans fin. Tout ça parce qu'elle avait oublié d'avoir avec elle la copie de son billet de retour Delhi-Paris. Lorsqu'elle est sortie de l'aéroport domestique, elle n'a plus été autorisée à rentrer dans l'aéroport international. Son voyage a duré 48 heures, et a viré au cauchemar, cauchemar qui aurait pu lui être évité si le policier en faction avait fait montre d'un peu de mansuétude. En trois mois, j'ai accumulé tellement d'anecdotes sur le sujet que je pense que j'aurai de quoi y revenir. A la place, je vais me contenter de rassurer mes fidèles lecteurs, je vais bien, ne vous en faites pas. La douceur de l'hiver à Hyderabad a laissé la place à un printemps anormalement chaud, à tel point qu'on se demande déjà ce que sera l'été dont le pic des chaleurs est annoncé en mai. Nous avons commencé à mettre les ventilateurs dans la journée et l'air conditionné en début de nuit. Si je le pouvais, croyez bien que je vous enverrais généreusement ciel bleu, soleil et un peu de cette chaleur qui commence à nous faire tourner au ralentis. A la place, je vous offre cette fleur de frangipanier dont les effluves embaument en ce moment les jardins du Chowmahalla Palace. Demain, nous partons pour quelques jours dans le Tamil Nadu, sur la Côte de Coromandel. De Madras à Pondichéry - deux noms qui me font rêver depuis que je suis toute petite - , je vous promets de faire le plein d'images, de sensations et de matière à de prochains petits billets. Namaste à tous !mardi 23 février 2010
Une aussi longue absence
Mon intention était d'évoquer les tracasseries administratives dont ont été victimes ces derniers jours deux de mes amies. La bureaucratie Indienne, tout le monde vous le dira, est une sorte de monstre aux multiples bras un peu à l'image de ces représentations de Shiva ou Ganesh sur les temples. Lilie est coincée au Sri Lanka, son retour en Inde est compromis pour un problème de visa, et en gros, elle a le choix entre la peste et le choléra ce qu'elle explique très bien là. Agnès était venue pour son travail à Delhi et elle et son mari en avaient profité pour passer quelques jours chez nous. Son retour a été un mauvais remake d'un jour sans fin. Tout ça parce qu'elle avait oublié d'avoir avec elle la copie de son billet de retour Delhi-Paris. Lorsqu'elle est sortie de l'aéroport domestique, elle n'a plus été autorisée à rentrer dans l'aéroport international. Son voyage a duré 48 heures, et a viré au cauchemar, cauchemar qui aurait pu lui être évité si le policier en faction avait fait montre d'un peu de mansuétude. En trois mois, j'ai accumulé tellement d'anecdotes sur le sujet que je pense que j'aurai de quoi y revenir. A la place, je vais me contenter de rassurer mes fidèles lecteurs, je vais bien, ne vous en faites pas. La douceur de l'hiver à Hyderabad a laissé la place à un printemps anormalement chaud, à tel point qu'on se demande déjà ce que sera l'été dont le pic des chaleurs est annoncé en mai. Nous avons commencé à mettre les ventilateurs dans la journée et l'air conditionné en début de nuit. Si je le pouvais, croyez bien que je vous enverrais généreusement ciel bleu, soleil et un peu de cette chaleur qui commence à nous faire tourner au ralentis. A la place, je vous offre cette fleur de frangipanier dont les effluves embaument en ce moment les jardins du Chowmahalla Palace. Demain, nous partons pour quelques jours dans le Tamil Nadu, sur la Côte de Coromandel. De Madras à Pondichéry - deux noms qui me font rêver depuis que je suis toute petite - , je vous promets de faire le plein d'images, de sensations et de matière à de prochains petits billets. Namaste à tous !vendredi 12 février 2010
Faim d'apprendre
lundi 8 février 2010
Ma vie de princesse
L'une de mes copines est une sacrée petite futée. Non seulement, elle sait analyser une situation ou jauger une personne avec beaucoup de perspicacité mais elle a aussi un sens inné des formules. Quand mon mari a décidé de louer un studio non loin de la maison pour s'en faire un labo photo, elle lui a finement fait remarquer : "En somme, c'est ta cabane". Là, nous étions invités chez elle et son compagnon qui fait le même métier que mon mari, et nous évoquions notre vie d'expat. Comme je lui demandais si elle n'était pas tentée par l'aventure, elle me répondit tout à trac : "Quoi, tu veux dire vivre une vie de princesse ?". Ca m'a fait sourire et c'est vrai qu'à bien des égards, je vis en ce moment un conte de fée. D'ailleurs, je m'en suis aperçue pendant ces deux semaines en France où tous mes soucis sont revenus me hanter alors que quand je suis ici, je n'y pense presque pas. Ce pays me fait vraiment de l'effet, ce dont j'étais loin de me douter quand j'ai choisi le nom de mon nouveau blog. Cela pourrait devenir un problème à terme, et j'ai parfois l'impression que je pourrais lasser avec mes évocations d'un ciel toujours bleu, d'un climat clément la plupart du temps, d'une vie oisive et de préoccupations de nantis comme celle de trouver un chauffeur sachant parler anglais ... Pourtant, en cherchant bien, tout n'est pas rose (indien) dans cette vie de rêve. Tenez, en ce moment même, j'écris parce que j'ai été réveillée à une heure du matin par une meute de chiens qui hurlaient à la lune en se répondant comme dans les 101 dalmatiens. Impossible de me rendormir car pendant mon premier sommeil, j'ai servi de festin à une horde de moustiques et tout en tapant sur mon clavier, je me gratte furieusement. Dans quelques heures, le muezzin va nous appeler à la première prière, celle de 5 heures du matin. Je ne suis pas plus concernée que la plupart de mes voisins qui sont hindouistes mais comme dit mon petit mari, c'est à ça qu'on voit que l'Inde est un pays tolérant, quand une toute petite minorité empêche la majorité de dormir (je vous sers la version "soft"). Quand j'aurai malgré tout réussi à gagner quelques heures de repos, nos voisins vont se lever et dire qu'ils sont bruyants est un euphémisme. D'abord, les fenêtres des salles de bain ne ferment pas, elles sont juste faites de lamelles de verre à claire-voie. L'indien moyen ne se lave pas les dents comme vous et moi, non, il se racle la gorge pendant vingt minutes au bas mot, en expectorant de façon si poussée qu'au début on le croit atteint d'une tuberculose en phase terminale. Ensuite, le petit dernier de la famille va pousser des cris stridents si effrayants qu'on se demande d'abord si on n'est pas en présence de cas de maltraitance caractérisée. La première fois, j'allais appeler la DDASS locale quand on m'a dit que jusqu'à deux ans, l'enfant indien est un enfant-roi qu'on ne contredit jamais. Son seul mode d'expression ce sont donc ces hurlements à vous fendre l'âme. Au bout de quelques jours, toute pitié a disparu, et vous le jetteriez bien par la fenêtre. Enfin, si j'écris à cette heure de la nuit, c'est parce que tous les matins, à l'instant précis où l'on meurt d'envie d'une tasse de café et d'aller lire ses messages, toutes les prises (mais pas forcément les éclairages) connaissent une coupure d'électricité. Alors, elle est pas belle ma vie de princesse ?vendredi 5 février 2010
Heureux qui comme Ulysse
Voyager c'est bien, arriver c'est mieux. Nous venons de poser nos bagages dans notre home sweet home Indien, 48 heures après avoir donné un tour de clé à notre appartement rennais. 48 heures qui m'ont paru le double. Nous avons d'abord pris le TGV jusqu'à Montparnasse, un jour de grève SNCF, mais bon, on a eu de la chance, notre train était bien en partance. De là, métro jusqu'au service des visas de l'Ambassade de l'Inde où nos précieux sésames nous attendaient. Un an de validité, il ne nous reste plus qu'à demander sous quinzaine notre permis de résident et nous serons enfin de vrais expats ! Retour à Montparnasse pour attraper un car Air France qui en une heure (deux fois moins qu'à l'aller) nous a conduits à notre hôtel de Roissy-Pôle. Dernier repas français (petit salé aux lentilles pour moi et magret de canard pour Eric !) avant une nuit dans une de ces chambres passe-partout propres à ce genre d'hôtel. Le lendemain, départ matinal pour Charles-de-Gaulle, aérogare 2B. Joyeuse pagaille à l'enregistrement du vol pour Mumbai, pour un peu on se serait déjà cru en Inde... Enfin, après d'interminables formalités de police, nous embarquons à peu près à l'heure et prenons place à bord de l'Airbus d'Air France plein comme un oeuf. En classe éco, quand la cabine est bondée, on n'a pas beaucoup de place mais heureusement, la vidéo embarquée aide à passer le temps. Huit heures, un dîner, une collation, trois films et deux épisodes de Desperate Housewives plus tard, nous débarquons enfin à Mumbai. A nouveau une queue en serpentin pour présenter passeports et visas à de sourcilleux et moustachus policiers. A chaque fois, je note le regard interloqué du préposé à la PAF à la vue de mon passeport. Sur la photo, je ressemble à une réfugiée mexicaine de Tijuana et j'attends avec impatience celui qui me dira : "Vous êtes mieux au naturel, Madame." Là, nous sommes arrivés dans la partie internationale et nous devons récupérer nos valises. Ceux qui voyagent connaissent l'appréhension qui vous gagne quand la gueule béante au-dessus du tapis roulant tarde à recracher vos bagages. Enfin, le compte est bon, il ne reste plus qu'à attendre une demie-heure la navette qui en une vingtaine de minutes nous déposera à l'aéroport national. Il est 1 heure 30 du matin à Mumbai (21 heures à Paris) et il nous faut attendre jusqu'à 6h30 le départ du vol domestique. Re-passage de la sécurité (en Inde, les femmes sont séparées des hommes et contrairement aux toilettes, c'est un avantage car on est moins nombreuses) et enfin, l'enregistrement pour Hyderabad. Et là, surprise, le bus de piste refait exactement le même trajet en sens inverse que celui que l'on a fait avec la navette au début de la nuit ! Vingt minutes après, nous voilà enfin à bord d'un Boeing 737-300 aussi spacieux que l'Airbus d'Air France pour "seulement" une heure trente. Le sommeil aide à passer cette dernière étape en douceur. A l'arrivée, il ne nous reste plus qu'à attendre nos valises, repérer notre chauffeur et regagner nos pénates en quarante minutes. On se sent sale, vasouillard, vaguement nauséeux, mais content d'être arrivé à bon port. Le prochain qui dit que les voyages forment la jeunesse ...jeudi 28 janvier 2010
Suite française
Quand on me demande ce que l'on ressent quand on rentre en France après une aussi longue absence, je réponds rien, on est chez soi après tout, c'est un peu comme de retrouver ses pantoufles. Enfin presque. Voici une semaine que le bus Air France nous a déposés Éric et moi Gare Montparnasse. Nous nous sommes précipités dans un bistro, j'avais une envie folle de petit noir et de croissants. Plus tard, dans une brasserie typiquement parisienne, j'ai commandé une entrecôte bleue avec des frites et un ballon de Brouilly. Je suppose que c'est à cela que l'on se sent français. Ma tête était toujours en Inde, sur mon balcon à observer mes voisines étendre leurs saris à même le sol ou brosser leurs longs cheveux noirs avant de les natter, mais mon corps était en France et avait faim de ce dont il avait été privé. Nous sommes rentrés pour renouveler nos visas et notre retour dépend du bon vouloir de l'administration indienne. Sur le site de l'ambassade, pour l'instant, une ligne en anglais dit que notre demande est en cours d'évaluation. Alors, en attendant le précieux sésame, Éric est reparti bosser et moi je suis retournée "chez ma mère". Enfin, avant de quitter Paris, j'avais rendez-vous avec une amie au Café Madeleine et auparavant, j'ai eu le temps de faire un tour à la Pinacothèque pour savourer l'expo sur les peintres flamands du XVIIè, une époque que j'affectionne particulièrement. Observer les bulles de rosée et les petits insectes courant sur les feuilles d'un camélia d'une petite toile de De Heem, qu'on peut regarder pour une fois à 50 cm de son nez, quel régal ! Ensuite, cap sur le Sud, où le choc thermique est encore important si l'on considère les 28° que nous avions en Inde mais au moins le soleil est au rendez-vous. Avec Maman, nous sommes allées au cinéma, la première fois pour voir une bluette sans intérêt où tout est archi téléphoné avec un Hugh Grant plus grimaçant que jamais, et la deuxième, pour le dernier film des frères Coen. Pas mal mais un peu déconcertant pour la goy que je suis. J'ai dîné avec ma jolie et surbookée sœur qui m'envie ma liberté et moi sa réussite professionnelle. Ah, j'oubliais, face aux nombreuses heures d'avion et de train en perspective, je me suis enfin décidée à lire le premier tome de Millenium qui, sans m'emballer, a le mérite de me tenir en haleine. Maman et moi avons abandonné mon père devant ses matchs à la télé du salon pour regarder des policiers sur celle de sa chambre. Je n'ai pas eu la motivation nécessaire pour regarder le show présidentiel (en Inde, je n'ai vu qu'une fois sa photo dans la presse en deux mois et j'avoue que ça nous fait des vacances) et tout ce que j'ai retenu de ma lecture du Midi Libre le lendemain c'est qu'on va devoir attendre encore un peu avant de prendre sa retraite. Allez mes chers compatriotes, courage et bonne journée !mardi 19 janvier 2010
La meilleure façon de Hasher
jeudi 14 janvier 2010
Jour de fête
lundi 11 janvier 2010
Diva
L'auditorium du Marriott était plein à craquer lorsqu'elle a fait son entrée. Je n'ai pas une âme de groupie, loin s'en faut, mais je suis immédiatement tombée sous le charme. Une voix puissante - et elle a de qui tenir, sa mère est un grand nom du jazz -, une présence, de l'humour et une élégance... J'ai adoré la petite robe noire chiquissime, le chignon très années 50 et même les boots dorés à talons aiguilles. Elle était servie par un trio de musiciens très pros, autant que je puisse en juger, un pianiste, un contrebassiste et un batteur. Pendant près de deux heures, la salle entière était électrisée et c'est avec bonheur que nous avons fini debout pour entonner "Happy Birthday to You" à la dame qui fêtait son anniversaire ce soir-là, au tout début de sa tournée en Inde. Le lendemain, nous étions, Eric, notre chauffeur et moi à l'hôtel pour faire découvrir à l'artiste et ses musiciens la ville. Elle est arrivée à la dernière minute, est montée dans la voiture sans dire bonjour ni chercher à savoir qui nous étions, et a ordonné à notre chauffeur de couper la clim qu'elle ne supportait pas. Nous étions cinq dans la voiture, personne n'a pipé mot, le ton était donné. Plus tard, elle a continué à imposer son tempo, nous obligeant à sauter le déjeuner car elle n'avait pas faim, puis se perdant avec son ingénieur du son dans le bazar, nous contraignant à l'attendre une demie-heure dans la chaleur, le bruit, et l'estomac vide. Pour finir, nous l'avons abandonnée dans la vieille ville et continué le programme de la visite avec ses musiciens, l'un d'eux lui indiquant de temps en temps le but de notre prochaine étape. J'avoue qu'elle ne m'a pas manquée et que nous avons passé une excellente après-midi avec des gens simples, intéressants et curieux de cette ville qu'ils découvraient. L'Alliance Française nous avait aussi adjoint deux jeunes étudiants Indiens et le petit groupe que nous formions, après un démarrage laborieux, s'est finalement très bien passé de la diva et de ses caprices. Nous avons ramené les musiciens au Marriott, ils ont gratifié notre chauffeur d'un généreux pourboire quand nous leur avons expliqué qu'il n'était pas censé travailler un dimanche, nous ont offert un verre au bar de l'hôtel en nous remerciant chaleureusement. Quant à la diva, quand elle s'est enfin décidée à nous rejoindre, elle nous a ostensiblement snobés en montant dans la deuxième voiture et a filé directement dans sa chambre pour prendre un bain. Elle ne nous a pas dit au revoir, de toute façon, elle ne nous avait pas dit bonjour non plus. Pour elle, nous n'aurons été le temps d'une journée que deux passables météorites dans son firmament étoilé. Et pour moi, la preuve que certains artistes ne gagnent rien à être connus en tant que personne.vendredi 8 janvier 2010
Mourir pour des idées
lundi 4 janvier 2010
Vous permettez, Monsieur ...
Parmi les nombreuses choses qui nous surprennent en Inde, nous les Occidentaux pétris de certitudes, il y a les mariages arrangés. D'après notre nouvel ami Indien, Venkat, lui-même marié par amour à une Française depuis 15 ans, 80% des mariages dans son pays seraient arrangés. Autrefois, on se fiait à des intermédiaires dont c'était la spécialité. Connaissant les familles, leur religion, leur "caste", leur niveau social, le profil des "promis", et leurs horoscopes (capitale, la convergence des planètes), ils se chargeaient de proposer des prétendantes possibles à la famille, autant de fois que nécessaire, jusqu'à trouver la perle rare. Ces entremetteurs existent toujours aujourd'hui dans l'Inde rurale mais de plus en plus, dans les villes, on se marie par l'entremise ... des petites annonces. Les premières semaines où j'ai eu entre les mains le Times of India ou le Deccan Chronicle, j'ai été frappée par le nombre d'annonces matrimoniales. Le Dimanche dans le TOI, c'est carrément une double page. Leur lecture est édifiante quant à la manière dont se passent les rencontres en Inde. Un exemple au hasard dans la rubrique "Brahmane" (la caste considérée comme la plus élevée) : "Mumbai (Bombay) : Influente famille, mère Brahmane Tamile, père Brahmane d'Andhra, recherche pour son fils né en 1985 mesurant 1,70 m, beau garçon, titulaire d'un MBA, ingénieur dans une société d'informatique ISO 9000 (!), une jeune fille Andhra/Tamil (Nadu) Brahmane, de 2 à 4 ans de différence, prête à s'intégrer dans notre famille où elle sera considérée comme notre PROPRE fille. Un MBA et des capacité managériales seraient un plus mais pas essentiel. Envoyer détails, photo et horoscope à [...]". Pour tenter d'apporter un éclairage sur cette question de castes, je précise qu'elles sont en principe abolies par la Constitution mais dans les faits, elles restent très présentes, surtout aux deux extrémités, les Brahmanes (reconnaissables à leurs noms de famille comme Reddy ou Rao) et les dalits (ex intouchables) qui bénéficient d'emplois réservés, un peu comme les minorités ethniques aux Etats-Unis. Mais revenons à nos mariages, si les femmes sont nombreuses à faire passer des annonces pour choisir leur futur conjoint, c'est toujours la famille de la future mariée qui devra tout régler, la dot mais aussi la noce et les cadeaux à la belle-famille. Des parents s'endettent jusqu'au cou pour marier leur fille et la naissance d'une fille dans certaines campagnes est toujours considérée comme une malédiction ... Et pour finir sur une note optimiste (?), je citerai Venkat : "60 % des mariages Indiens sont des mariages heureux alors que chez vous, en France, un sur deux se termine par un divorce...". A méditer. dimanche 27 décembre 2009
Noël au balcon
lundi 21 décembre 2009
Les dames de la côte
dimanche 20 décembre 2009
To Go or not to Goa
samedi 19 décembre 2009
You and I
Merci à ceux et celles qui se sont inquiétés de mon absence mais j'étais partie à Goa pendant une petite semaine pendant qu'Eric rentrait se geler en France pour renouveler son visa... A la demande générale, voici le lien avec l'article dont j'ai parlé dans mon précédent billet. C'est là en page 10. Soyez patient, le chargement est un peu long. Quant à savoir où je suis dans la page, un indice : je suis la seule à ne pas avoir remarqué qu'il faisait chaud dans la salle ... Et quant à Lilie in the valley, notre chroniqueuse de la politique locale, elle est tout sourire à côté de moi. Promis, j'ai un ou plusieurs billet(s) sur Goa en gestation et, en attendant, vous pouvez aller jeter un coup d'oeil aux photos qui défilent sur la droite avec enfin, des commentaires !vendredi 11 décembre 2009
Kate, Vicky, Hugh & I
Lors de nos premières soirées "mondaines" à Hyderabad, la première chose que j'ai remarquée, c'est le nombre impressionnant de journalistes présents. J'ai pensé à toutes les conférences de presse que j'avais organisées et pour lesquelles je m'étais démenée comme une bête pour susciter un semblant d'intérêt de la part des médias, et me suis dit in petto dommage que je n'ai pas été attachée de presse dans ce pays ! Passé cet instant de surprise, quand vous vous prenez un énorme flash dans la figure parce que personne ne vous a prévenu qu'il ne faut JAMAIS se mettre au premier rang, vous commencez à vous tortiller sur votre chaise. Et lorsque vous essayez de savourer un solo de saxo ténor de ce tentet de jazz allemand (si, si ça existe) invité à se produire par le Goethe Zentrum, et que votre attention est parasitée par le 450è clic-clic d'un super reflex numérique, vous vous dites que des journalistes trop zélés, ça peut lasser. A la deuxième ou troisième soirée, vous commencez à ne plus vous étonner du nombre de photographes balayant la scène et le public de leurs objectifs ni à vous dire que les PR locaux ont bien fait leur job, ça devient normal. Aussi, lorsque je me suis retrouvée prise pour cible d'un paparazzi un peu trop insistant lors du concert de chants de Noël de l'Alliance Française, je n'y ai pas trop prêté attention. Pourtant, j'aurais dû me méfier quand Isabelle, la présidente de l'association des expats, m'a dit qu'un photographe de "You & I" lui avait demandé mon nom. Aujourd'hui, je vais faire mes courses à la supérette du coin et en tête de gondole, je trouve le fameux hebdo pipole local. Arrivée à la maison, je le feuillette et que vois-je ? Ma bobine sur papier glacé dans les pages "Around town" du magazine. Pas au milieu d'un groupe, non, en vignette avec mon prénom en guise de légende. Et quelques pages plus loin, je m'aperçois que Kate Hudson, Victoria Beckam, Hugh Grant et Leo Dicaprio ont visiblement intrigué auprès de leurs agents respectifs pour pouvoir partager la vedette avec moi ...jeudi 10 décembre 2009
T Dream Comes True*
* C'est le titre du Times of India de ce matin : le rêve (T)élenganais devient réalité.
lundi 7 décembre 2009
La femme est l'avenir de l'Inde (I)
Elle s'appelle Banda Karthika Reddy, elle a 32 ans. Hindoue, elle est diplômée en sociologie de Osmania University (OU), et c'est une sportive. Membre du Congrès, parti vainqueur des dernières élections municipales (GHMC), elle vient d'être élue à l'unanimité par ses pairs Maire du Grand Hyderabad qui représente 6 millions d'électeurs. Messieurs nos représentants, prenez-en de la graine ! Et, pour rappel, sur 1310 candidats présentés à ces dernières élections, 403 étaient des femmes ! La parité ici n'est pas juste un vœu pieux, c'est une réalité. D'autant que le ticket électoral tient aussi compte des diversités religieuses puisque le vice-Maire est un musulman, représentant le MIM, parti qui a talonné le Congrès en nombre de sièges aux dernières élections. Dans sa première conférence de presse, Mme Karthika Reddy, dont le mari est lui-même un homme politique influent, a promis d'améliorer la circulation à Hyderabad en renforçant le réseau de transports publics et en amenant ... le métro*. Ne tombons pas cependant dans l'angélisme. Certes, quelques femmes d'affaires, chefs d'entreprises, actrices de Tollywood font souvent la une des magazines business ou people locaux mais la société indienne m'apparaît encore largement dominée par le mâle. Ainsi, dans les hôtels, les magasins, les bureaux, même les salons de coiffure (!), les emplois qualifiés sont aux mains des hommes. On trouve souvent les femmes au bas de l'échelle, préposées au ménage ou à balayer les rues. Il n'est pas rare non plus de les voir au bord des routes charrier des tuiles sur leur tête ou des pierres dans leurs tabliers. Quant aux mendiants, ce sont bien souvent des mendiantes, très vieilles femmes usées ou jeunes mamans, leur bébé accroché sur la hanche. Enfin, dans la vieille ville à majorité musulmane, nombreuses sont les femmes à porter le hicham ou la burqa. Quant aux manifestations de la rue, plutôt nourries en ce moment, elles sont menées par des garçons, étudiants pour la plupart de la fameuse Osmania University, celle-là même dont Madame Le Maire est issue. Mais d'étudiantes, point.* Message personnel à une lectrice qui se reconnaîtra, dommage que PP ait préféré les chaudières !
vendredi 4 décembre 2009
Toute première fois
Je sais, je devais vous parler des courses au supermarché mais, désolée, les mots ne viennent pas. A la place, je vous fais partager ma découverte du jour, ce séjour en Inde me fait l'effet d'une véritable cure de jouvence. Mieux que le botox, plus efficace que les injections à l’acide hyaluronique (si, si, ça existe), les soupes detox ou la méditation transcendentale, le secret c'est : rompre avec la monotonie de sa vie. Ici, depuis trois semaines, je fais des choses que je ne me serais plus cru capable de faire et je vis des toutes premières fois à la pelle. Prenez hier, je me suis retrouvée dans un quartier populaire et particulièrement animé, au milieu d'une manif d'étudiants (si vous voulez savoir pourquoi, elle en parle mieux que moi) et j'ai sorti mon Nikon de poche pour shooter comme si je flairais le scoop du siècle (dans chaque communicant, il y a un journaliste qui sommeille...). Plus tard, G. est venue me chercher en scooter (!) et nous avons fendu la foule pour foncer vers le General Bazar. G. a l'âge de mon fils, j'ai donc celui d'être sa mère, mais je vous assure qu'elle et moi sur notre deux-roues, c'était mieux qu'une pub du Comptoir des Cotonniers. Elle m'a entraînée dans une veritable caverne d'Ali Baba, quatre étages de tissus de rêve où elle achète des coupons de coton et de soie pour se faire confectionner sari et shalwar kameez, ces très pratiques et élégants ensembles pantalons, tunique trois-quart et étole (dupatta). Je m'en suis acheté un, tout blanc, avec des broderies et petits miroirs sur le décolleté, so chic ! Je vais le mettre demain soir pour la soirée blanche organisée par l'association d'expats. Pour l'occasion, je suis allée chez le coiffeur ce matin, deux heures (!) aux mains de Sai, un joli garçon comme ils le sont souvent ici, formé chez L'Oréal. Une demie-heure rien qu'au shampooing dont la moitié de massage crânien, le rêve... Et comme on est malgré tout rentré dans la période de l'Avent (je ne parle pas du temps qu'il fait ici, eu égard à ce que vous vivez...), mercredi soir, je suis allée écouter des chants de Noël. Une chorale d'Indiens parsemée de quelques occidentaux, les femmes en saris, les hommes en sherwani assortis, mettant toute la ferveur de leur Foi à entonner "Silent Night" ou "Joy to the World", j'en avais des frissons dans le dos. Vraiment, chéri, je me sens rajeunir !mercredi 2 décembre 2009
Desperate (Indian) Housewife
vendredi 27 novembre 2009
La plus grande démocratie du monde (II)
Inscription à :
Articles (Atom)
