A quelques heures de m'éloigner de l'Inde, valise bouclée, sac de voyage vérifié à maintes reprises, je réfléchis à ce dernier billet. Le 56è depuis que je suis arrivée ici. L'occasion de vous remercier, lecteurs fidèles ou de passage, de m'avoir suivie dans ce voyage et de m'avoir souvent encouragée par vos commentaires. L'occasion de remercier aussi mon compagnon de route et de vie, Éric, mon premier lecteur, dont les critiques souvent fondées me permettent d'être encore plus exigeante. Outre sa participation à ce blog à travers deux ou trois billets, je lui dois les belles photos qui ont souvent illustré ces lignes. Je ne vais pas tourner définitivement la page de L'Effet Indien, j'ai encore quelques sujets en réserve mais je ne posterai plus d'ici, de cet endroit du monde qui ne m'attirait pas, pour lequel j'avais tant de réserves et qui en moins d'un an m'a tant donné. Ces dix mois ont été riches en découvertes, ces "pérégrinations" que j'ai essayé de vous faire partager, et c'est donc à un dernier voyage que je vous invite. Bénarès, comme on disait dans les années post-soixante huitardes, Vârânâsi, comme elle s'appelle maintenant, reste LA ville dont on ne revient pas intact. Même les plus blasés des routards de l'Inde ne peuvent rester indifférents à la magie de cette ville mystique, paradoxale, extrême. Ames sensibles s'abstenir. Voir le lever du soleil sur les ghats à 5 heures du matin restera un moment fort de mon année indienne. Les couleurs, du Gange, de la pierre rose, des saris des femmes, la ferveur des pèlerins qui viennent se purifier de leurs péchés dans le fleuve sacré, voilà pour le côté pile. Et côté face, la saleté des rues, les odeurs qui vous étreignent et vous font suffoquer, ces enfants qui mendient ou jouent les rabatteurs pour vous faire entrer dans une échoppe attrape-touristes... Et surtout les crémations. Plus de 300 par jour. Car on vient mourir à Bénarès, pour renaître du ventre de la Mère Ganga, pour échapper au cycle inéluctable de la réincarnation, pour atteindre le Nirvana. Seuls les hommes saints, les femmes enceintes, les enfants de moins de 12 ans, les lépreux et les animaux échappent au bûcher. Alors quand au coucher du soleil, depuis la terrasse de notre guesthouse surplombant le Gange on aperçoit un cadavre flotter, on se dit que décidément, l'Inde n'en a pas fini de nous surprendre ...
Affichage des articles dont le libellé est Pérégrinations. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pérégrinations. Afficher tous les articles
mercredi 29 septembre 2010
Partir c'est mourir un peu
A quelques heures de m'éloigner de l'Inde, valise bouclée, sac de voyage vérifié à maintes reprises, je réfléchis à ce dernier billet. Le 56è depuis que je suis arrivée ici. L'occasion de vous remercier, lecteurs fidèles ou de passage, de m'avoir suivie dans ce voyage et de m'avoir souvent encouragée par vos commentaires. L'occasion de remercier aussi mon compagnon de route et de vie, Éric, mon premier lecteur, dont les critiques souvent fondées me permettent d'être encore plus exigeante. Outre sa participation à ce blog à travers deux ou trois billets, je lui dois les belles photos qui ont souvent illustré ces lignes. Je ne vais pas tourner définitivement la page de L'Effet Indien, j'ai encore quelques sujets en réserve mais je ne posterai plus d'ici, de cet endroit du monde qui ne m'attirait pas, pour lequel j'avais tant de réserves et qui en moins d'un an m'a tant donné. Ces dix mois ont été riches en découvertes, ces "pérégrinations" que j'ai essayé de vous faire partager, et c'est donc à un dernier voyage que je vous invite. Bénarès, comme on disait dans les années post-soixante huitardes, Vârânâsi, comme elle s'appelle maintenant, reste LA ville dont on ne revient pas intact. Même les plus blasés des routards de l'Inde ne peuvent rester indifférents à la magie de cette ville mystique, paradoxale, extrême. Ames sensibles s'abstenir. Voir le lever du soleil sur les ghats à 5 heures du matin restera un moment fort de mon année indienne. Les couleurs, du Gange, de la pierre rose, des saris des femmes, la ferveur des pèlerins qui viennent se purifier de leurs péchés dans le fleuve sacré, voilà pour le côté pile. Et côté face, la saleté des rues, les odeurs qui vous étreignent et vous font suffoquer, ces enfants qui mendient ou jouent les rabatteurs pour vous faire entrer dans une échoppe attrape-touristes... Et surtout les crémations. Plus de 300 par jour. Car on vient mourir à Bénarès, pour renaître du ventre de la Mère Ganga, pour échapper au cycle inéluctable de la réincarnation, pour atteindre le Nirvana. Seuls les hommes saints, les femmes enceintes, les enfants de moins de 12 ans, les lépreux et les animaux échappent au bûcher. Alors quand au coucher du soleil, depuis la terrasse de notre guesthouse surplombant le Gange on aperçoit un cadavre flotter, on se dit que décidément, l'Inde n'en a pas fini de nous surprendre ... jeudi 16 septembre 2010
Lire l'Inde
Avant de venir en Inde, mes seules lectures à propos de ce pays s'étaient limitées à "Cette nuit la liberté" de Lapierre et Collins ou "La cité de la joie" du même Dominique Lapierre. J'en avais retiré une vision d'une Inde mystique, miséreuse et violente. Je dois à mon amie Bérangère de m'avoir ouvert de nouveaux horizons. A mon tour de vous faire partager mes coups de cœur. Le Lapierre et Collins reste une référence pour comprendre l'Inde ou plutôt les Indes du temps du Raj, l'Empire Britannique, et de ses excentriques maharajahs mais surtout il raconte l'épopée de l'indépendance et la douloureuse partition avec le Pakistan. L'une des plus belles histoires que j'ai lues est "Ma sœur, mon amour" de C. Banerjee Divakurani ou le destin croisé de deux cousines élevées comme des sœurs à Calcutta, avec le poids des traditions en toile de fond. "L'équilibre du monde" de R. Mistry est aussi une histoire de personnages qui se croisent et partagent pendant un très court moment un peu de bonheur. Pour le reste, c'est un livre désespéré mais magnifique. "L'émeute" de Shashi Taroor part d'un fait divers et débouche sur une description des problèmes inter-communautaires qui marquent la société indienne. Malgré son nom, "Jour de pluie à Madras" se passe essentiellement dans la vieille ville d'Hyderabad et il y est encore question de mariage arrangé, de tolérance, et de heurts entre Hindous et Musulmans mais cette fois, du point de vue de ces derniers. Amitav Ghosh est un grand écrivain Bengali très prolixe dont la lecture des romans ne déçoit jamais. J'ai un faible pour "Le pays des marées", une histoire originale qui a pour cadre les Sundarbans, une nature sauvage à l'embouchure du Gange et du Bramapoutre où vont se croiser trois personnages qui vont vivre une belle histoire d'amour. "Le Tigre blanc" est un livre récent, cynique et édifiant sur la société moderne indienne. A déconseiller à ceux qui ont un chauffeur ... "Meurtre dans un jardin indien" est l'adaptation française de "Six suspects" que je lis en ce moment. Un suspense haletant, des personnages truculents, une plongée dans la corruption des élites, grinçant et drôle. Un régal. Enfin pour les amateurs de BD, à signaler la série "India Dreams" dont on m'a dit le plus grand bien. Et pour terminer, en vrac : "L'Inde où j'ai vécu" d'Alexandra David-Néel, "Chaleur et poussière" de Ruth Prawer Jhabvala, "La Splendeur du silence" de Indu Sundaresan, "Le Dieu des Petis riens" d'Arundhati Roy et "Les Versets sataniques" de Salman Rushdie (acheté mais pas encore lu). Et vous, vos "must read" sur l'Inde ?
lundi 13 septembre 2010
Eat, pray, love
Dans quel autre pays que l'Inde peut-on rencontrer quatre communautés qui célèbrent au même moment une fête religieuse différente et d'égale importance ? Par le hasard des calendriers solaire et lunaire, ce week-end, les Musulmans fêtaient l'Eid* et rompaient leur jeûne entamé un mois plus tôt avec le début de Ramzam*, tandis que les Hindous s'apprêtaient à lancer les festivités de Ganpati, en l'honneur du Dieu Ganesh. De leur côté, à Mumbai (Bombay) où nous nous trouvions, les Jains convergeaient vers leurs derasars pour le dernier jour de Paryushan tandis que les Chrétiens du quartier de Bandra célébraient le Dimanche de la Nativité. Dans un pays où les tensions intercommunautaires peuvent parfois donner lieu à des affrontements et à des violences, pendant ces deux jours, nous nous sommes promenés dans des avenues vidées de la circulation habituellement folle de Mumbai, croisant des groupes de pèlerins de toute confession se rendant en procession d'un coin à l'autre de la ville. Alors que la mousson n'est pas terminée, nous avons été bénis des Dieux (3 millions, pour une fois le pluriel a un sens) profitant d'un temps magnifique pour arpenter les rues, les bazars et la promenade qui borde l'Océan Indien. De temps en temps, nous tombions sur un petit temple éphémère - un mandal - érigé pour la circonstance au pied d'immeubles, de bureaux ou dans un marché, par les habitants, collègues ou membres d'une corporation. En soulevant un rideau, nous nous retrouvions face à un autel dédié au dieu-éléphant auquel hommes, femmes et enfants venaient offrir poojas et friandises. Évidemment, chaque mandal rivalisait de couleurs, décorations, illuminations et offrandes avec son voisin. Comme souvent en Inde, nous avons été frappés par la gentillesse des gens qui nous invitaient à nous joindre à eux tels ces pompiers si fiers de nous présenter leur Ganesh et de poser devant. Dimanche prochain, les festivités de Ganesh Chaturti se concluront par l'immersion d'innombrables représentations du dieu-éléphant dans la mer mais nous nous serons alors à Hyderabad, sur les rives du Lac Hussain Sagar.
* L'Aid et le Ramadan se disent "Eid" et "Ramzam" en Inde.
* L'Aid et le Ramadan se disent "Eid" et "Ramzam" en Inde.
mardi 24 août 2010
La faucille et le goupillon
Le Kerala, au sud-ouest de l'Inde, a la particularité d'avoir élu un gouvernement communiste dès 1957 et reste encore ancré à gauche. L'Inde n'étant jamais à un paradoxe près, c'est aussi un des états qui compte le plus de chrétiens, 20 % environ. Stable politiquement, le Kerala est le bon élève de l'Inde : meilleur taux d'alphabétisation (91% contre 74% pour l'ensemble du pays), meilleure espérance de vie (73 ans contre 62), il est aussi celui où les femmes sont plus nombreuses que les hommes ! Le couple qui nous a accueillis chez eux lors du week-end de la Fête de l'Indépendance en est assez représentatif. Catholiques, leur jolie maison kéralaise vieille de 150 ans et qui avec eux, abrite la 5ème génération, est remplie d'autels, de tableaux de saints dont St Crispin, le saint patron italien du maître des lieux. Sa femme, Soni, est institutrice laïque, et voue une adoration à la Vierge Marie. J'avais très envie d'assister à une messe en Inde depuis notre arrivée, pouvais-je rêver mieux que celle du 15 août ? C'est ainsi que ma copine Bev et moi nous sommes retrouvées en ce dimanche de l'Assomption, cheminant avec Soni vers l'église St John, paroisse de nos hôtes. Blanche à l'extérieur, et rose à l'intérieur, pas de doute, on est en Inde. Dès que j'ai pénétré dans la nef, je me suis revue petite fille au Pays Basque. Les hommes sont assis à gauche de l'autel, les femmes à droite, et les enfants occupent les premiers rangs. Chaque femme a la tête couverte de sa dupatta, et j'ai béni mon intuition qui m'avait fait prendre la mienne. Le prêtre était jeune, portant de même que les enfants de chœur la chasuble et le surplis comme les curés avant Vatican II chez nous. Je m'attendais à un office interminable, il n'en fut rien, et même si la messe était célébrée en malayalam, je n'ai eu aucun mal à la suivre. A une exception près, l'homélie a duré vingt minutes et ressemblait fort à une harangue. Sur le chemin du retour, Soni l'a commentée pour nous. Elle portait sur les noces de Cana, prétexte à rappeler que les enfants doivent obéissance et respect à leurs parents, sur la résurrection de Marie, et sur la "disparition" de Gandhi au moment de l'Indépendance ... Preuve que même à l'église, la politique n'est jamais loin au Kerala.
mardi 17 août 2010
Rame, rame, rameurs, ramez
Voir 60 bateaux s'élancer sur la ligne de départ dont 19 snake boats, ces bateaux-serpents menés à la force des poignets par 115 rameurs, c'est ce que nous étions venus chercher ce samedi 14 août en assistant à la Nehru Trophy Boat Race qui se tient chaque année dans le Kerala. Et nous n'avons pas été déçus. Le départ de la course était prévu à 14 heures, détail que nous ignorions lorsque nous avons pris place à bord du bateau de notre hôte Crispin, à ... 8h30 du matin. Bien sûr, le temps que notre groupe composé d'une douzaine d'Indiens (mâles uniquement) et de deux couples de Français s'installe, que les gamelles de chapattis, de curry et autres plats roboratifs que nos amis ingurgitent au petit-déjeuner soient chargés, nous sommes partis une heure plus tard. La joyeuse bande a alors attaqué son premier todhi, un infâme tord-boyaux à base de jus de canne fermenté dans lequel nous avons trempé nos lèvres par politesse. Après une très jolie balade au milieu des backwaters, ces canaux qui quadrillent le Kerala, nous avons traversé le lac Punnamada pour arriver à l'endroit d'où nous allions suivre la course. Nous avions quatre heures à tuer et je regrettai de ne pas avoir pris un livre quand j'ai noté que comme toujours en Inde, le spectacle est autant dans l'événement que dans le public. Les bateaux et les houseboats se sont enchevêtrés les uns dans les autres, le tout dans la bonne humeur et la convivialité, chacun circulant d'un pont à l'autre pour partager blagues, paris, et toutes sortes d'alcools. Il faisait très chaud et nombreux sont ceux qui se sont retrouvés à la baille, volontairement ou pas. Enfin, la compétition a commencé et, un peu comme pour le Tour de France, on avait attendu des heures pour voir passer les coureurs en quelques minutes. Il est à noter que dans cet univers très macho, quatre bateaux de femmes avaient réussi à s'aligner au départ de la course (bravo les filles !). La finale a donné lieu à une explosion de joie chez nos amis quand leur champion, le Kumarakom Town Boat Club, a gagné le trophée arraché au Jesus Boat Club (!) et remis par la Présidente de l'Inde* (eh oui, c'est une présidente) en personne. Il paraît que le snake boat vainqueur s'appelle le Jawahar, un bon présage comme l'a fait remarquer Crispin pour gagner le Nehru Trophy ...
* Ms Prathiba Patil est la Présidente de l'Inde depuis 3 ans.
* Ms Prathiba Patil est la Présidente de l'Inde depuis 3 ans.
mardi 29 juin 2010
Un jour mon prince viendra
En débarquant en Inde, parmi les fantasmes que je nourrissais à l'égard de ce pays, je rêvais de rencontrer ... un maharajah. Un vrai, en chair en os, peut-être enturbanné, portant le sherwani avec élégance, et des pierres précieuses à chaque doigt. Et bien, c'est fait ! Hier, nous avons pris notre breakfast à la table d'à côté du maharajah de M.* Pour planter le décor, nous étions ce week-end à Ooty. Udhagamandalam, ou Ootacamund, ou Ooty (prononcer : outi) pour les intimes, est un peu à l'Inde du Sud ce que sont Simla ou Mussoorie à l'Inde du Nord : un havre de fraîcheur pendant les grosses chaleurs. A l'époque du Raj Britannique, ces messieurs de Bombay y avaient leurs résidences secondaires, leurs parcs, leur clubs et leurs hippodromes. De nos jours, c'est une station climatique de montagne (2200 m d'altitude) qui reçoit les familles aisées de Mumbai d'avril à mai. Un de nos amis nous avait parlé d'une très belle demeure du 19è transformée en hôtel, et nous avions décidé d'y séjourner. Ce que nous ignorions c'est qu'elle est toujours la résidence d'été d'un authentique maharajah et qu'à peine étions-nous en train de regarder attentivement les photos anciennes recouvrant les murs que nous apprenions que ledit maharajah était attendu pour le week-end. Mon cœur de midinette nourri à Points de Vue et Gala en tressaillit aussitôt. Au dîner, je lorgnais discrètement les tables voisines menant mon enquête telle Miss Marple. Je crus toucher au but quand un monsieur très distingué se mit à nous commenter les fresques de la salle à manger dans un anglais très oxfordien. Lundi matin, l'empereur, sa femme et le petit prince, non je m'égare ... lundi matin donc, alors que je trempais mes toasts dans le thé (oui, je sais, ça ne se fait pas), je vis entrer un être androgyne, dont la chemise négligemment ouverte laissait apercevoir un sein flasque. Puis se rapprochant, je me demandais si j'avais en face de moi la femme à barbe. For God's Sake ! L'homme (puisque de près c'en était un) portait des cheveux longs filasses, un pashmina jeté sur ses épaules, des pieds nus dans ses Todd's et des lunettes sur le front à la manière de Bernard Pivot. Il fit changer pour un fauteuil Voltaire le siège sur lequel son auguste postérieur s'apprêtait à se poser, apostrophant la valetaille avec rudesse, puis fit mander le manager de l'hôtel qui se prosterna ou presque devant lui. Je m'attendais à un homme raffiné, esthète et mécène après avoir lu le panégyrique de Sa Seigneurie sur la documentation de l'hôtel, et j'avais devant moi un gros lourdaud, imbu de sa personne et tristement seul. Voilà comment prennent fin les rêves...
* Eu égard à ce qui suit, le lecteur comprendra que je préfère lui garder l'anonymat.
* Eu égard à ce qui suit, le lecteur comprendra que je préfère lui garder l'anonymat.
lundi 26 avril 2010
Le Taj Mahal, mes nouveaux copains et moi
* L'explication nous est donnée le soir même par un marchand d'Agra, le nuage de cendres du volcan islandais a stoppé net les vols au départ de l'Europe. Pas d'avions, pas de touristes !
** Jupes longues portées par les femmes du Rajasthan et du Gujarat.
vendredi 19 mars 2010
Certains priaient Jésus
* Message personnel à mon papa : on dit qu'il prononça ses derniers mots dans sa langue maternelle, le basque...
dimanche 7 mars 2010
Pondichéry, un parfum de France
dimanche 28 février 2010
Bollywood et la Dame de fer
Pour ceux qui veulent en savoir plus, c'est là (merci Sally et François !)
mardi 23 février 2010
Une aussi longue absence
Mon intention était d'évoquer les tracasseries administratives dont ont été victimes ces derniers jours deux de mes amies. La bureaucratie Indienne, tout le monde vous le dira, est une sorte de monstre aux multiples bras un peu à l'image de ces représentations de Shiva ou Ganesh sur les temples. Lilie est coincée au Sri Lanka, son retour en Inde est compromis pour un problème de visa, et en gros, elle a le choix entre la peste et le choléra ce qu'elle explique très bien là. Agnès était venue pour son travail à Delhi et elle et son mari en avaient profité pour passer quelques jours chez nous. Son retour a été un mauvais remake d'un jour sans fin. Tout ça parce qu'elle avait oublié d'avoir avec elle la copie de son billet de retour Delhi-Paris. Lorsqu'elle est sortie de l'aéroport domestique, elle n'a plus été autorisée à rentrer dans l'aéroport international. Son voyage a duré 48 heures, et a viré au cauchemar, cauchemar qui aurait pu lui être évité si le policier en faction avait fait montre d'un peu de mansuétude. En trois mois, j'ai accumulé tellement d'anecdotes sur le sujet que je pense que j'aurai de quoi y revenir. A la place, je vais me contenter de rassurer mes fidèles lecteurs, je vais bien, ne vous en faites pas. La douceur de l'hiver à Hyderabad a laissé la place à un printemps anormalement chaud, à tel point qu'on se demande déjà ce que sera l'été dont le pic des chaleurs est annoncé en mai. Nous avons commencé à mettre les ventilateurs dans la journée et l'air conditionné en début de nuit. Si je le pouvais, croyez bien que je vous enverrais généreusement ciel bleu, soleil et un peu de cette chaleur qui commence à nous faire tourner au ralentis. A la place, je vous offre cette fleur de frangipanier dont les effluves embaument en ce moment les jardins du Chowmahalla Palace. Demain, nous partons pour quelques jours dans le Tamil Nadu, sur la Côte de Coromandel. De Madras à Pondichéry - deux noms qui me font rêver depuis que je suis toute petite - , je vous promets de faire le plein d'images, de sensations et de matière à de prochains petits billets. Namaste à tous !lundi 21 décembre 2009
Les dames de la côte
dimanche 20 décembre 2009
To Go or not to Goa
Inscription à :
Articles (Atom)


